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Médicaments diabète : les antidiabétiques oraux

Le diabète de type 2 est traité dans un premier temps par des mesures hygiéno-diététiques, puis on a rapidement recours à des traitements antidiabétiques oraux ou injectables (traitements médicamenteux), dont l’efficacité n’est optimale que s’ils sont associés à une alimentation équilibrée et à une activité physique régulière.

Il existe trois groupes de traitements oraux réunissant différentes classes.

Les médicaments antidiabétiques

Ce sont tous des antidiabétiques pris par voie orale (ADO), sauf les incrétines qui sont injectables. C’est la dernière classe de médicaments arrivés sur le marché. Certains antidiabétiques peuvent être utilisés seuls ou en association avec d’autres antidiabétiques. En revanche, certains doivent être associés à d’autres classes. Certains sont associés au sein d’un même comprimé. Consultez le tableau des associations de médicaments

3 groupes de médicaments antidiabétiques

Les médicaments de l’insulinorésistance

  • Les biguanides n’agissent pas sur la sécrétion d’insuline. Ils favorisent l’utilisation du glucose par le foie (principalement) mais aussi par les muscles et les tissus adipeux (graisses), et diminuent la production de glucose par le foie.
  • Les glitazones augmentent la sensibilité à l'insuline des muscles et des tissus adipeux. Ils diminuent la résistance à l’insuline du foie en diminuant la surcharge en graisses de celui-ci (stéatose « ou foie gras »). Voir le tableau des médicaments de l’insulinorésistance

Les insulinosécréteurs

  • Les sulfamides hypoglycémiants agissent en stimulant la sécrétion d’insuline du pancréas.
  • Les glinides agissent comme les sulfamides hypoglycémiants mais avec une durée d’action plus courte.
  • Les incrétines, dont le GLP-1 (glucagon-like peptide 1), sont sécrétés par le tube digestif lors de la prise alimentaire. Ils stimulent la sécrétion d’insuline et inhibent la sécrétion de glucagon (hormone hyperglycémiante). De plus, ils ralentissent la vidange gastrique et entraînent une diminution de l’appétit et une perte de poids.
  • Les analogues du GLP-1 ont une structure modifiée pour permettre d’agir plus longtemps en les rendant insensibles à l’action des DPPIV, enzymes qui détruisent naturellement le GLP-1.
  • Les gliptines sont des inhibiteurs des DPP IV (cf. incrétines) (inhibiteur de la dipeptidyl peptidase IV). Ils augmentent donc l’action du GLP-1 endogène (GLP-1 sécrété par le tube digestif du patient).

Voir le tableau des insulinosécréteurs.

Les inhibiteurs des alphaglucosidases

Ils ralentissent la transformation des glucides complexes  en glucose et leur passage dans le sang. Voir le tableau des inhibiteurs des  alphaglucosidases

Le passage des médicaments à l'insuline

Le diabète étant une maladie évolutive, des injections d’insuline sont nécessaires (après avoir augmenté progressivement les antidiabétiques), lorsque les besoins en insuline ne sont plus couverts par la sécrétion du pancréas. C'est ce qu’on appelle « l’escalade thérapeutique ». Elle est liée à l’évolution dans le temps de la maladie (et pas forcément à une mauvaise adhésion au traitement, comme on le dit trop souvent !).


Le passage à l’insuline ne change pas le diabète de type 2 en diabète de type 1. Quand une personne diabétique de type 2 « passe à l’insuline », on dit en général qu’elle est insulino-requérante ou insulino-nécessitante (son organisme requiert ou nécessite de l’insuline).

 

Le traitement par l'insuline

L’Association Française des Diabétiques est une association de patients diabétiques régie par la loi du 1er juillet 1901, fondée le 25 mars 1938, reconnue d’utilité publique le 3 décembre 1976. Membre fondateur du Collectif Interassociatif sur la Santé et de la Fédération Internationale du Diabète. Agrément national du Ministère de la Santé N° 2006G0402