Chez les personnes non diabétiques, l’insuline est sécrétée à des taux très variables au cours de la journée en fonction de l’alimentation, de l’exercice, etc. Les injections d’insuline doivent être faites pour copier cette production continue, modulable en fonction des besoins. Les glycémies d’un sujet normal oscillent entre 0,8 g/litre et 1,4 g/litre après les repas (80 et 140 mg/dl), son insuline est sécrétée à la demande. Dans le diabète les glycémies reflètent l’action de l’insuline injectée, et permettent de savoir si elle est bien dosée.
La sécrétion normale d’insuline correspond à un taux de base constant tout au long de la journée, auquel se surajoute à chaque repas, un pic qui dure une à deux heures. Les différents traitements, joints à une alimentation équilibrée, tentent de se rapprocher de cette sécrétion normale associant un débit de base et des pics pour les repas. Une hyperglycémie peut s’expliquer par un écart alimentaire, un manque d’exercice physique, un stress important, etc. et par un manque d’insuline.
Une hypoglycémie peut s’expliquer par un apport trop faible en glucides, un exercice physique inattendu etc., et par un excès d’insuline. Votre médecin vous fixe des objectifs glycémiques. L’idéal est de parvenir à atteindre des taux pratiquement normaux (0,7 à 1,4 g/1 - 70 à 140 mg/dl) avant les repas et 1 à 1,6 g/1 - 100 à 160 mg/dl) après les repas ...