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> 6) Les complications du diabète (prochainement)
> 5) Les relations patient / médecin (> Revoir la vidéo ici)
> 4) Réforme de la sécu : les récentes déclarations de la CNAM
> 3) L' affaire du père diabétique à Niort
> 2) Sur les franchises en général
> 1) La lettre de l'AFD à Roselyne Bachelot
_________________________
5) Les relations patient / médecin ( > Revoir la vidéo ici)
Monique (64), 02/09/08
Diabétique de type 1 depuis presque 20 ans, j'ai 49 ans. J'ai plusieurs fois déménagé et donc changé plusieurs fois de diabétologue.... La relation avec le médecin devrait être basée sur la confiance, l'écoute, les conseils à dose homéopathique... et pas d'interdictions. L'information existe, dans les livres, les revues, sur Internet quand on a un ordinateur, mais rien ne vaut une information donnée et expliquée par son médecin. Un seul des 4 diabétologues que j'ai rencontré, un seul avait ces qualités entre autres et bien plus. [...] Les autres regardaient d'abord mon carnet de surveillance avant de me regarder. Infantilisant au possible. Et puis attention à l'HbAc, pire que le tirage du TacOTac, ça passe ou ça casse. Peu d'écoute, ou un semblant, parfois peu de connaissances du dossier, pensez !, on ne les voit que tous les trois mois au mieux ! Je vous passe l'examen clinique bâclé (pieds, points d'injections, pouls, ...). Pour moi la seule difficulté que je ressens dans la vie avec mon diabéte, c'est l'aspect chronique... Alors c'est vrai que j'attends deux choses essentielles du diabéto, qu'il me donne un petit coup de pouce, car la chronicité me laisse faiblir dans mes contrôles, qu'il m'encourage en reconnaissant mes efforts, et qu'il ne me dise pas "pour vous c'est facile car vous êtes infirmière"... Il m'arrive, je l'avoue, de me demander si certains médecins ne sont pas que des simples distributeurs d'ordonnances.[...] Sinon tout va bien, mon diabète et moi avons une vie de couple avec des hauts et des bas, mais ça va, le moral est bon. Merci à votre association de permettre aux diabétiques de s'exprimer."
4) Réforme de la sécu : les récentes déclarations de la CNAM
Bernadette N. (69), 04/07/08
"[...] Un immense merci pour votre engagement, votre puissante ténacité, et votre travail auprès des patients diabétiques pour une bien meilleure et plus digne vie. [...] Je suis moi-même porteuse d'un diabète de type1 depuis l'âge de 13 ans et j'ai une immense gratitude, pour être née dans ce pays, où "la sécu" existe et m'a permis de bénéficier facilement de tous les progrès et aides médicales et sociales de toutes sortes. J'ai peu à peu pris conscience, au fil des réformes gouvernementales, du projet qui apparaît en filigrane de démolition de notre système de santé (comme lu dans votre article). Ce projet de réforme, contre lequel Mr Raymond (le Président de l'AFD) est monté au créneau avec une puissante et efficace détermination, m'est apparu comme une attitude lâche de la part des pouvoirs publics. Celle qui consiste à frapper au ventre, ceux qui sont déjà tombés à terre."
Hervé Q, Dinan (26), 30/06/08.
"Tout d'abord merci de votre réaction immédiate. Je voulais vous écrire dès l'annonce de cette honte qui s'abat sur la France, mais je n'ai pas eu besoin de la faire dans l'urgence. Moi-même diabétique insulino-dépendant sévère depuis 7 ans et diabétique depuis 25 ans, je suis certain que je serais passé à l'insuline bien plus tôt, si je n'avais pris mes anti-diabétiques oraux pendant 18 ans avec sérieux. C'est donc vouloir faire de bien piètres économies que de dire implicitement à de nouveaux diabétiques...qu'en fait leur maladie n'est pas bien grâve puisque la sécurité sociale ne la prend plus en charge à 100%..." ou pis encore que "...s'ils n'ont pas les moyens de se soigner, ils peuvent bien aller au diable...". Et le mot n'est pas trop fort!!! Or, on le mesure chaque mois sur son ordonnance de diabétique, combien le passage à l'insuline entraîne des dépenses bien supérieures à celles des anti-diabétiques oraux. [...] Vigilance! Vigilance! Vigilance! Ils vont réïtérer leur forfaiture, pourquoi pas pendant le temps de vacances de Juillet et d'Août voire plus tard. Un diabétique scandalisé."
Myriam E., Paris (75), 29/06/08
"Bonjour, il faut réagir c'est évident, et merci à vous pour ce que vous faîtes, peut-être pourrait-on envisager une action commune avec l'ensemble des associations : diabète, cancer, sida, etc ..... ? Avec tout mon soutien."
Alain L., Nantes (44), 25/06/08
"Le ministre du Budget Eric Woerth se dit « prêt à étudier toutes les propositions de l'assurance-maladie, dont une baisse du remboursement de certains médicaments pour les affections longue durée.» Nous aimerions lire des encouragements sur l'évolution des prises en charge des maladies longue durée, malgré notre handicap (je suis diabétique depuis plus de 30ans), nous faisons face aux vississitudes de la vie, et bien souvent il faut se taire et surtout ne pas mettre en avant notre problème de santé si nous voulons être considérés comme tout à chacun. Et encore une fois de plus les diabétiques sont visés. Merci à l'AFD de bien vouloir réagir en conséquence à ce phénomène qui est intolérable et insuportable, car à y croire nous sommes coupables d'être diabétiques bien que nous n'ayons aucunement demandé à l'être."
Dominique S., Freneuse (78), 25/06/08
"Diabetique (DID) depuis l'âge de 9 ans et actuellement âgé de 51 ans, je m'insurge sur la proposition faite par le gouvernement de ne plus rembourser qu'à 30% certains médicaments complémentaires au traitement du diabète. Dans mon cas, l'endocrinologue/diabétologue m'a prescrit de la simvastatine et du ramipril (générique), en complément de l'insuline injectée par pompe."
Pascal C., Paris 15ème (75), 24/06/08
"Après le contingentement aux seuls traitements exclusivement liés à une maladie reconnue comme ALD instaurée sous l'égide de M. Seguin à la fin des années 80, l'initiative de la CPAM de solliciter la réduction de la prise en charge des ALD à 35 % est manifestement orchestrée par un gouvernement avide de satisfaire ses sponsors issus du marché dit libéral : les assurances."
3) L'affaire du père diabétique à Niort
Vos réactions sur l'affaire du père divorcé à Niort, qui se voit restreindre le droit de garde de son fils pour cause de diabète.
> Lire l'article
> Lire la newsletter "Une saine justice"
Alexandre O., Besançon (25), 26/06/08
"Je tenais à témoigner de mon soutien envers ce père de famille car cette situation me paraît discriminatoire au plus haut point. Je suis nouvellement papa de petit jumeaux et diabétique depuis plus de 10 ans et ça me paraît inconcevable de priver un père de ses enfants sur le simple fait que le risque est plus élevé pour ce père d'avoir un problème. Il est certes évident que les hypoglycémies et les hyperglycémies sont des phénomènes qui peuvent altérer notre comportement au même titre que de la fatigue, qu'une consommation d'alcool même peu excessive ou tout simplement qu'un maladie du quotidien (gastro, grippe). Dans ce cas il faudrait privé la garde des enfants à toutes les personnes susceptibles d'être malade si on suit ce raisonnement. La logique est absurde et même si le facteur de risque est plus important qu'une personne en bonne santé, elle ne justifie pas cette décision. Le prétexte du danger au volant est même un argument rétrograde quand à l'avancement du statut des diabétiques ces dernières années car le juge remet en cause implicitement le droit de conduire aux diabétiques. Maintenant qu'adviendrait il d'un enfant dont le père et la mère sont tous les deux diabétiques. En poussant ce raisonnement, un couple de diabétique ne se verrait plus le droit à donner naissance dans ce cas. Tout simplement pour donner mon soutien et compatir, en espérant que la justice soit juste!"
Extrait de la lettre de soutien de l'Association Justice Parité Parentale Normandie, Notre Dame de Gravenchon (76), 22/06/08
"Nous nous joignons à vous dans votre combat, pour faire respecter les droits de père de ce papa diabétique. Nous sommes choqués par ce jugement inique et totalement déplacé, dans le pays des droits de l’homme. C’est une atteinte à la dignité humaine. Laisser faire serait glisser dans une dictature qui limiterait à toute personne malade son droit humain le plus noble : celui d’être un père ou une mère. En tant qu’association de parité parentale et de défense des droits des enfants à avoir ses deux parents, nous sommes choqués par cette nouvelle façon que vient de trouver un avocat peu scrupuleux pour supprimer les droits d’un père. Ce geste que nous comparons à de fausses allégations de violence, d’abus sexuel, d’alcoolisme et autre folie, est le premier pas de la maman pour condamner ses enfants à ne plus voir leur père [...] Nous souhaitons le rétablissement du lien au plus vite. Nous souhaitons aussi une résidence alternée à ce papa qui le mérite bien."
Catherine B., L'hay les roses (94), 13/06/08
"Je suis cadre de santé [...] et je suis scandalisée par un tel jugement à quand la stérilisation des diabétiques, des épileptiques, des séropositifs...? Va t'on en revenir à une sinistre période où l'on préconisait l'eugénisme ? Il me semble important de médiatiser le plus possible cette affaire afin d'alerter l'opinion publique : demain ce sera l'interdiction de scolarisation pour un enfant diabétique ou épileptique pour motif "peut perturber la classe en faisant un malaise", d'assister à un concert pour la meme raison [...] A t'on encore le droit de vivre comme tout le monde quand on est atteint d'une pathologiechronique dans ce pays ? Les patients sont pénalisés dans leur corps, empoisonnés par lescontraintes administratives. On parle de démocratie mais le terme d'égalité est largement galvaudé..."
Vicky F., Besançon (25), 13/06/08
"Et puis quoi encore, interdire l'accès au cinéma aux diabétiques !!!! Moi même diabétique depuis l'age de 14 mois, j'ai aujourd'hui 23 ans et il est vrai qu'il faut en permanence se justifier pour sa santé mais ça ne m'a pas empéché de rentrer en école d'infimière où j'ai d'excellents résultats et d'être bénévole comme secouriste à la Croix Rouge. Je veux soutenir ce papa et lui dire qu'il ne faut pas qu'il baisse les bras...Je suis sûre que tous les diabétiques de France sont de cet avis, il faut se serrer les coudes. Le diabète ne doit pas être une fatalité !"
Cédric F., Montauban (82), 13/06/08
"...Je suis indigné de cette décision qui malheureusement ne me surprends que très peu de la part d'une justice qui exclut les pères de plus en plus [...] Tous les prétextes étant bon à l'exclusion d'un père, il est quelques juges qui savent agir raisonnablement, mais combien se font détruire par la justice, je suis de tout cœur avec ce père et espère qu'il ira en appel afin de faire casser ce jugement et que sa demande légitime de vouloir s'investir dans le quotidien de son enfant sera entendu..."
Daniel J., Athis-mons (91), 13/06/08
"Je me permets d'écrire ces quelques lignes pour m'indigner contre la décision de justice a l'égard de ce papa diabétique, moi même étant diabétique sous pompe depuis 10 ans, je ne vois pas où est le problème qu'il peut y avoir contre ce papa qui gérant correctement son diabète ne met en aucun cas la vie de son enfant en danger. A l'époque ou mon diabète a été découvert, mon fils avait 8 ans et je n'ai eu aucun problème vis a vis de lui et mon diabète. J'espère que l'A.F.D va pouvoir intervenir en faveur de ce papa qui a le droit de voir, garder et s'occuper de son enfant comme n'importe quel autre père."
Maxime N., Poitiers (86), 13/06/8
"Je suis diabétique insulino-dépendant sous pompe. Je ne suis pas père mais directeur d'un centre de loisirs. J'ai sous ma responsabilité une équipe de 12 personnes s'occupant d'enfants. Selon le tribunal de Niort, on peut me licencier juste parce que je suis diabétique? Tiens. L'avocat de Madame ne connaît donc rien. Ce jugement est basé sur une méconnaissance de la maladie. Le dossier est donc dès le départ faussé puisqu'aucun diabétologue n'est venu témoigner. Le jugement en appel est le 30 octobre. Mobilisons nous!"
Agnès D., Serignac sur Garonne (47), 13/06/08
"Je suis did depuis bientôt 27 ans et j'ai une fille de 18 mois. Je n'imagine même pas ce qui arriverait si je devais divorcer et que ce jugement fasse jurisprudence! C'est comme si on disait au patient hypertendu, vous n'avez pas la garde de votre enfant car si vous faites une poussée d'hypertension, vous risquez de faire un AVC! Je ne comprend même pas comment on peut en arriver là pour avoir la garde de ses enfants! Dans le cas de cet homme, j'espère que l'appel portera ses fruits [...] Je lui souhaite bien du courage pour la suite des évènements et suis de tout coeur avec lui."
Lettre de soutien de l'Association des mamans diabétiques, Beure (25), 12/06/08
"« Inconscient et irresponsable », tels sont les mots du juge qui a statué dans cette affaire de garde. C’est ainsi qu’il qualifierait son jugement s’il avait accepté un droit de garde et d’hébergement élargi à un parent diabétique. Ces adjectifs sonnent cruellement aux oreilles de ceux, parents diabétiques d’enfants en bas âge, ou jeunes adultes diabétiques en désir d’enfant, qui veulent vivre une vie normale, mettre au monde des enfants, les élever et partager une vie commune avec leur conjoint. Mamans diabétiques, nous pourrions être à la place de M. Durand ou de Mme Dupont, et nous venons soudainement, grâce soit rendue à la justice, d’apprendre que nous sommes « inconscientes et irresponsables ». Inconscientes et irresponsables de donner de l’amour, du temps, des connaissances, de la confiance à nos enfants, de prendre le volant pour les mener à l’école, chez la nounou, de risquer un coma diabétique chaque jour à chaque instant. Mais comment avons-nous pu trouver grâce aux yeux d’un conjoint en tant que femmes et génitrices ? Ce jugement résonne comme un écho et nous ramène tristement quelques dizaines d’années en arrière, lorsque les femmes diabétiques ne pouvaient avoir d’enfant. Toute maternité leur était déconseillée, le risque de transmission du diabète était pointé du doigt et l’espérance de vie était estimée de courte durée. Nous nous associons à la réaction de ce père, bafoué dans ses droits alors que sa maladie chronique ne l’avait pourtant pas empêché de trouver compagne et d’avoir un enfant. L’histoire d’une famille ne se bâtit pas sur l’existence du diabète, il est désolant de découvrir qu’il peut devenir un moyen de pression d’un conjoint sur l’autre, cautionné par la justice. C’est conscientes et responsables que nous faisons de notre mieux, chaque jour pour mettre au monde et élever des enfants qui ne seront pas plus diabétiques que les enfants de M. le juge. Faudra-t-il prendre en compte un jour ce risque potentiel ? Les conséquences d’un tel jugement sont effrayantes et évoquent bien malheureusement la discrimination et l'eugénisme. L’association des mamans diabétiques déplore que de telles extrémités puissent être envisagées et apporte son complet soutien à M. Durand."
Simone C., Coulounieix-Chamiers (24), 12/06/08
"Nous venons de prendre connaissance du jugement rendu à Niort au sujet d’une personne diabétique qui s’est vue refuser le droit de visite et d’hébergement élargi pour son fils. Mon mari et moi sommes diabétiques (type 2) et notre fils ainsi que sa descendance risquent de l’être aussi un jour. Nous nous sentons donc doublement concernés par ce jugement. Nous nous considérons comme des personnes normales à part entière et nous ne pensons pas être plus dangereux au volant qu’un cardiaque, un alcoolique, ou un toxicomane. Nous sommes profondément choqués et indignés. A l’heure où l’on parle de réformer la magistrature, il serait peut-être opportun de l’informer sur ce qu’est réellement le diabète, par le biais de séances d’informations faites par des spécialistes du diabète. Une telle décision ne devrait pas être prise par le seul Juge aux Affaires Familiales d’un tribunal de Grande Instance..."
2) Sur les franchises en général
Vos réactions sur l'instauration des franchises médicales
> Lire l'article sur les franchises médicales
> Lire le communiqué de presse de l'AFD
Christiane B., 01/03/08
"Je suis diabétique, toute ma vie j'ai cotisée à la sécurité sociale, mais je suis effarée par le coup que je vais devoir payer tous les mois ou les trimestres pour les examens sanguins, les médicaments préventifs pour ma tension légèrement haute. Que faire : plus de préventif ? Arrêter pour la tension et le risque de cholestérol, ne faire des contrôles que 1 fois/an? On nous informe qu'il faut mieux prévenir que guérir! Mais il faut avoir les moyens!"
Extrait de la lettre de Christian T., Saint Pierre du Perray (91), 15/03/08
"J'ai été atterré à la lecture de votre N° 226 de mars-avril 2008 par les réactions du courrier des lecteurs ainsi que par la lettre de votre "gréviste" bien mise en évidence [...] Victime d' une pancréatite aigüe il y a quelques annèes de cela, je suis devenu insulinodépendant avec les dégâts collatéraux que cela implique généralement, hypertension, cholestérol, j'en passe et des meilleurs. Mes frais pharmaceutiques s'élèvent à environ 250€ par mois soit 3000€par an, (frais jusqu'alors totalement pris en charge par la sécurité sociale), à cela s'ajoutent les visites régulières à des spécialistes de la vue, du cœur, du système sanguin etc. Disons bon an mal an que mes frais de santé se montent à environ 4500€ et il faudrait que je m'insurge parce que l'on veut me retenir (selon vous)100€ sur tous mes frais de santé, soit 27 centimes par jour ? Et vous osez écrire qu'aujourd'hui "ce sont les malades qui payent le plus pour les malades"? Quelle démagogie!! Dans quel pays vit-on ? Dans un pays d'égoïstes et de nombrilistes qui n'hésiteraient pas à dépenser une fortune pour soigner leur animal de compagnie mais qui sont prêts à construire des barricades parce qu'on leur demande de prendre en charge une infime partie de ce qu'ils coûtent à la communauté? [...] Je ne vous suivrai pas quant à la pétition et je ne me considère pas comme "coupable d'être malade" ni honteux de l'être, mais reconnaissant envers tous les Françaises et Français en bonne santé qui, solidaires grâce à notre système de santé, m'aident à supporter ma maladie et pour eux, par discrétion, je préfère garder un profil bas. Je suppose que mon "coup de gueule" n'aura probablement pas droit ne serait-ce qu'à un entrefilet dans vos colonnes mais je suis persuadé que de nombreux malades de longue durée sont de mon avis et je voulais que vous le sachiez."
Réponse de la rédaction AFD à la lettre de M. Christian T.
La gestion de notre système de santé mérite un large débat citoyen. L'AFD est ouverte à l'expression de toutes les opinions. Celle de M. Christian T. a toute sa place, même si elle est différente de la majorité des contributions reçues.
J.C., Neuilly sur Seine (92), 20/02/08
"Il est clair qu'aucun débat n'est plus possible avec ce gouvernement. S'il est vrai que les gouvernements successifs précédents n'ont absolument rien fait depuis 20 ou 30 ans, au point de laisser la situation de la sécu devenir extrêmement grave et le trou de la sécu devenir un gouffre absolument colossal, il est vrai également que des mesures deviennent plus que nécessaires. Le problème essentiel est de faire en sorte qu'elles soient le moins injustes possible [...] car il est évident que riches ou pauvres, nous allons tous, être pénalisés, et sous plusieurs aspects : d'une part par ces pénalités financières qui ne peuvent qu'aller en s'accroissant et qui ne combleront absolument pas le déficit de la sécu, loin s'en faut, comme l'a bien fait ressortir Monsieur Raymond et par ailleurs par la décision gouvernementale stupide qui consiste à n'admettre en ALD, que les diabétiques présentant des phénomènes secondaires, ce qui signifie que pour être pris en charge à 100 %, il faut désormais qu'ils se soignent mal ou pas du tout et qu'ils finissent par avoir besoin de dialyse, par faire un infarctus du myocarde, devenir aveugles ou se faire amputer[...] ceci entraînant des coûts infiniment plus importants pour la CPAM."
Amicale des diabétiques du Loir et Cher (41), 13/02/08
"Cher président, dans le dernier Angles de vue sur le bouclier sanitaire, je relève que vous n'êtes pas hostile à une participation selon les revenus ... J'avoue ne pas être d'accord [...] A l'heure où 30% des salariés sont sous le seuil de pauvreté, est-ce moi en ALD ou le patron de Carrefour qui suis/est riche et dois/t payer pour que ces mêmes salariées, certainement sans mutuelle, puissent se soigner ..."
Christophe L., Issy-les-Moulineaux (92), 03/01/08.
Je suis insulinodépendant de type 1 et je viens d'apprendre que tous les malades de longue durée sont frappés par la mesure qui consiste à payer une franchise de 0,50 centimes d'euro sur chaque boîte de médicament achetée en pharmacie sous le prétexte que nous consommons trop de médicaments !!! Vous savez que je ne peux pas me passer de ces médicaments et je m'insurge contre cette mesure qui est injuste à notre égard. Nous n'avons pas choisi d'être malades. Nous devons endurer jusqu'à notre mort la souffrance physique de cette maladie et maintenant la société nous fait payer notre état !!! Où
allons-nous ? Je vous demande donc quelle mesure je peux prendre pour ne pas payer cette franchise afin de pousser la sécurité sociale à me poursuivre en justice. Je tiens à faire valoir devant celle-ci l'ignominie de cette mesure. La boîte de pandore est ouverte et c'est grave. Parce que si nous ne réagissons pas, bientôt dans un futur très proche, la société nous demandera d'endosser tous les frais médicaux que notre maladie engage et là, compte tenu de mes revenus, je ne pourrai pas me payer mes médicaments, c'est la mort assurée.
1) La lettre de l'AFD à Roselyne Bachelot :
Vos réactions à la lettre ouverte de l'AFD du 25/02/08 à Mme Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports.
> Lire la lettre ouverte
Annie G, Limours (91), 22/05/08.
"Le défaut des diabétiques : Mais oui ! je vais vous étonner mais les diabétiques sont des gens souriants,courageux et pour la plupart la bonne mine resplendit. Alors pourquoi les prendre en charge, ils sont tellement en forme ! J'ai 62 ans et je suis diabétique à l'insuline depuis l'âge de 13 ans. J'ai débuté mes analyses d'urine à la Liqueur de Fehling, vous imaginez le chemin. J'ai eu deux enfants et j'ai toujours travaillé dans la fonction publique et dans le privé, alors que voulons-nous de plus ! Mais à quel prix ! cela seul un diabétique le sait et j'invite le médecin internaute et notre ministre à me contacter. Je leur montrerai ce qu'est la discrimination, (renvoi de l'Ecole Normale d'institutrices, d'infirmières, d'éducatrices...), une vie à cacher sa maladie, à se priver de bonnes choses ou à culpabiliser lorsque la tentation est trop forte. Et à toujours avoir le sourire en arrivant face à une classe de 30 jeunes avec une glycémie de 3.50g. Résultat de ma carrière, lorsque j'ai voulu continuer à travailler à 59 ans passés pour finir mon année scolaire, en mi-temps thérapeutique, j'ai eu un emploi du temps tellement difficile qu'il m'a fallu arrêter en cours d'année scolaire. La direction ne comprenait pas que les déplacements me fatiguaient. J'avais trop bonne mine et j'ai eu toujours à coeur d'éviter l'absentéisme. On pourrait croire que socialement les choses ont changées mais non ! Voilà ce que je voulais vous dire."
Extrait de la lettre de soutien de l'ASAPAR (association de soutien et d'aide aux personnes âgées et retraités) à notre lettre ouverte, 3/03/08
"...Sortir le diabète des ALD en laissant à charge des sommes incompatibles avec les revenus qui stagnent ou qui fondent dans le contexte socio-économique actuel nous paraît être une double erreur, car une sur le plan de la santé publique et une sur le plan purement médical en ce qui est de l'évolution de l'affection. Nous ne nions pas les difficultés que connaît le pays, mais c'est justement parce que celles-ci sont là et que cette affection est ainsi appelée à prendre un essor significatif qu'il convient, nous semble-t-il, ne pas légiférer dans le sens qui risquerait de favoriser encore la prévalence de la maladie et la fréquence de ses complications."
Sylvie P., 26/02/08
"A Bachelot Roselyne et compagnie : malgré notre effroyable combat de chaque seconde : le DID est une destruction progressive : tortures atroces très longues . ILS veulent rajouter des tortures à nos tortures atroces, jusqu’à notre mort effective . Pour eux : vive les maladies graves expéditives => ILS doivent alors venir avec un fusil pour nous tuer ."
Amicale des Diabétiques du Loir et Cher, Blois (41), 26/02/08
"YES ! Bravo pour la lettre ouverte ! J'adhère ...
J'envoie à toutes les instances dont je connais les adresses courriels !"
Association des Diabétiques d'Angers et sa région, Nyoiseau (49), 25/02/08
"Je viens de lire la lettre ouverte suite aux déclaration de la Ministre de la Santé. Elle pointe parfaitement les conséquences qui arriveraient au cas ou ces dispositions aberrantes seraient prises. Nul doute que l'AFD aura à monter le ton : manif, pétition des diabétiques...etc..."
Philippe B., 25/02/08
"Ne pouvez-vous pas mettre en place une pétition nationale ?"