-30 avril 08- Des diabétiques affrontent la haute mer entre les ports de Saint-Nazaire, d'Aviles (Espagne) et Pornichet.
Un défi sportif pas comme les autres ! Ils sont passionnés de voile, dynamiques et ils ont le goût du challenge. Delphine, 27 ans, et Thibault, 35 ans, ont décidé de se lancer dans une aventure sportive et humaine pas comme les autres : la course croisière de la Barquera. Seule particularité : ils sont diabétiques insulinodépendants !

Une semaine pour traverser le golfe de Gascogne
La Barquera est la plus grande course croisière du Littoral Atlantique avec près de 80 bateaux (environ 5 personnes par bateau, soit 400 participants) qui vont batailler ferme pour gagner cette course !
La traversée, qui dure une semaine (du 25 avril au 4 mai), partira du port de Saint Nazaire pour une escale en Espagne, au port de la ville d’Aviles, et un retour sur Pornichet prévu pour le 4 mai prochain.
Une équipe pluridisciplinaire
Sur le premier bateau, un catamaran portant le nom de « défi diabète 1 », Delphine, qui participe pour la 2e fois à cette aventure, sera accompagnée de son frère, Jacques Edouard, qui a voulu la soutenir dans sa démarche. Thilbaut, sur le trimaran « défi diabète 2 », sera accompagné d’un médecin anesthésiste, Hubert Le Hutet, et deux membres d'équipage, Bruno et Aymerick.
Les Docteurs Valérie Foussier (médecin endocrinologue), Hubert le Hetet (médecin anesthésiste) et une diététicienne, encadrent l’équipe diabétique pour assurer un suivi médical et une course en toute sécurité. L’alimentation, l’adaptation des doses, ou le mal de mer doivent être surveillés au plus près !
Pour l’équipe médicale, cette course est également l'occasion d’évaluer et d’analyser les réactions du corps humain lorsqu'il est soumis à une dépense d’énergie intense comme c'est le cas dans une course en mer, où le simple fait d’être en équilibre sur le bateau nécessite d’avoir tous ses muscles en action.
Evaluation et analyses scientifiques
Delphine, quant à elle, porte la nouvelle pompe à insuline avec capteur de glucose intégré « la paradigm ». Cette expérience va donc permettre aussi, de récupérer des données intéressantes concernant l’équilibre glycémique avec une pompe à insuline.
Pour le Dr Foussier, « porter une pompe est un atout certain dans ce genre de situation. Quand la personne est soumise à un mal de mer, il est en effet beaucoup plus simple quand on porte une pompe de gérer l’intolérance digestive. On peut très bien ne pas manger tout en restant bien équilibré et éviter ainsi le risque d’hypoglycémie, qui peut être grave on s’en doute, sur un bateau en haute mer.
Diaporama 1
Voici, sous forme de diaporama, quelques photos de l'édition 2007. Vous pourrez retrouver ici même les photos de l’édition 2008 et une interview de l’équipe après l’arrivée le 4 mai prochain.







En exclusivité : les 1ères réactions des participants en direct de la course par téléphone satellite !
Delphine : "C’était super, un peu long quand même, les nuits sur le bateau. On est arrivé vers 18h sous la pluie. J’ai eu le mal de mer le deuxième jour où le vent s’est levé jusqu’à 25 nœuds, alors que la veille nous faisions du surplace sur une mer d’huile, du jamais vu à pareil époque. Je n’ai pas fait d’hypoglycémie et étais en permanence entre 1,4 et 1, 8. Au fait, le téléphone satellite, ce n’est pas terrible. On est resté 2h sans pouvoir joindre le trimaran. Heureusement que tout se passait bien. On a même réussi sur les conseils de Jacques Edouard à faire des pompes sur le bateau. Lui aussi est resté deux jours sans manger."
Hubert : "On est arrivés à 5H30 avec un bon vent, deuxième après un plus gros bateau. Ambiance sur le trimaran super, j’ai fait de belles photos en haute mer. On a bien géré les hypo de Thibault."
Thibault : "C'est la première fois que je vais jusqu'en Espagne, un peu déçu à l'arrivée par le décor industriel, la température basse et la pluie battante. Mais aujourd’hui, on visite et cela me plait davantage. Je voulais aller sur un bateau qui allait à plus 20 noeuds et j'ai pu connaître ces sensations. On est moins malade sur le trimaran ou le catamaran que sur un monocoque qui est plus chahuté par la mer.
"en mer j'oublie tout et je me sens bien"
Je pense que pour naviguer sur le trimaran, il est souhaitable de faire une traversée sur le catamaran d'abord ou bien, d’avoir une expérience de la mer. J'ai pu de ce fait barrer et tenir le bateau. L'aller s'est bien passé, je me suis fait plaisir et c'est important pour moi. Je repars dans 15 jours pour la coupe de Larmor près de Lorient. La météo est plutôt favorable pour le retour estimé en 38 heures, avec un départ jeudi vers 11h. En mer j'oublie tout et je me sens bien."
-06 mai 08- Arrivée de la Barquera : les deux équipages composés de diabétiques terminent brillamment la course
Thibault et l'équipage du "défi diabète 2" manquent de peu la première place du podium et arrivent en deuxième position
Bravo aux deux équipes des "Défi diabète" qui ont mené leur voilier jusqu'au bout, relevant ainsi le défi de participer dans les conditions réèlles à une course en haute mer.
Les deux équipes ont réussi leur pari et sont arrivées au port de Pornichet, le samedi 3 mai 2008. L'équipe du défi diabète 2 a fait la course en tête pendant toute l'épreuve mais s'est faîte dépasser à quelques minutes de la fin pour arriver deuxième, à seulement 4 mn du premier monocoque le "Solano", soit à 7h32 précise du matin. La deuxième équipe, Défi diabète 1, est arrivée, elle, à 16h00.
Delphine et Thilbault, tous deux diabétiques et membres d'équipage sur chacun des deux bâteaux, sont ravis de cette expérience, qui leur a permis d'aller jusqu'au bout de leur rêves, de dépasser leurs limites et de vaincre leurs peurs. Prouvant encore une fois qu'une pratique de la course en haute mer en étant diabétique est possible, avec une bonne préparation et une gestion maîtrisée de son diabète.
Rendez vous l'année prochaine! Trois équipes constituées de diabétiques sont déjà prévues pour la course croisière de la Barquera 2009 !
Diaporama 2 : à l'arrivée de l'édition 2008








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