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Selon les études récentes, le diabète continue d’augmenter en France.

L'institut de veille sanitaire (INVS) a publié l'année dernière dans son Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH, 12 novembre 2008/N°43) les résultats d'une enquête sur le diabète traité en 2007. Cette étude montre que l'épidémie de diabète continue d'augmenter en France, avec un taux de prévalence de près de 4 % en 2007 pour l'ensemble du territoire : 3.95 % précisément (France métropolitaine et DOM) contre 3,78 % en 2006.

Une augmentation déjà constatée dans des études précédentes puisque, entre 2000 et 2005, ce taux de prévalence du diabète traité était passé de 2.7 à 3,6 % dans la seule population résidant en France métropolitaine, soit une augmentation moyenne annuelle de 5,7 %.

Des différences selon l’âge et le sexe

S'il faut reconnaître que cette augmentation est liée à la progression du surpoids et de l'obésité, au vieillissement de la population, à l'intensification du dépistage et à l'amélioration de l'espérance de vie des personnes traitées pour diabète, la tendance est bien réelle et inquiétante puisqu’elle conduit à des prévisions de 2,8 millions de personnes diabétiques en France à l'horizon 2016, soit une prévalence d'environ 4.5%.

D’une manière générale, les personnes traitées pour diabète en 2007 avaient en moyenne 65 ans et un taux de prévalence variable suivant la classe d’âge : 0-44 ans (0.4 %) ; 45 ans et plus (8,8 %); 45-64 ans (5,8 %); 65-74 ans (13,3 %); 75 ans et plus (13,4 %). Le taux de prévalence varie également, à âge égal, selon le sexe : 4,7 % pour les hommes et 3,3 % pour les femmes, avec un sur-risque de diabète de 45% pour les hommes après 40 ans.

Des disparités géographiques fortes

L'autre fait marquant est l’accroissement des disparités géographiques. Les populations ne sont pas à égalité face au diabète puisque des différences importantes existent entre le Nord-Est et le Sud-Ouest, entre les départements d’outre-mer (DOM) et la métropole, voire entre certains départements d’une même région. Les taux les plus élevés en France sont en effet observés en Guadeloupe (7,3 %), à la Réunion (7,8 %), ou en Martinique (6,8%), avec un sur-risque féminin caractéristique de ces régions.

En France métropolitaine, ce sont les départements du Nord et de l’Est (Pas-de-Calais, par exemple, (4,9 %) ou Bas-Rhin (4,5 %) qui se distinguent tandis que le Sud-Ouest enregistre des taux plus faibles que la moyenne nationale : Finistère (2,6%). En Ile-de–France, la Seine-Saint-Denis est particulièrement touchée (5,1 %) comparée à Paris (2,9 %).

Adapter les politiques publiques

L’étude encourage les pouvoirs publics à prendre en compte ces disparités dans leurs politiques de santé publique. Elle note que globalement cette géographie du diabète est corollaire à celle du surpoids et de l’obésité. Obésité et surpoids qui semblent également plus fréquemment élevés chez les femmes que les hommes dans les départements d’outre-mer.

La lutte contre cette épidémie passe notamment par « une stabilisation du surpoids et de l’obésité en France », le maintient d’une offre alimentaire de qualité et accessible, le maintient d’un niveau d’activité physique raisonnable et des politiques ciblées en direction des populations à risques et défavorisées.

(Source : INVS : http://www.invs.sante.fr/publications/default.htm)


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