-2 juillet 08-
L'audience des plaidoiries, qui avait été exceptionnellement avancée de 4 mois, au 2 juillet, a finalement été reportée à la demande de la partie adverse. Cependant, le juge a ordonné, avant, une mesure d'expertise médicale.
L'Association Française des Diabétique se réjouit de la sagesse de cette mesure, qui aurait du être prise en première instance. Ce dossier dépasse le cadre privé d'une procédure de séparation, en raison des motifs aberrants avancés par le juge aux affaires familiales pour restreindre le droit de visite du père et lui refuser un droit d'hébergement. Ce jugement arbitraire, pris sans consulation de la réalité du dossier médical (aucune expertise qualifiée), au-delà de ces conséquences néfastes pour ce père, représente un grave risque de précédent judiciaire. Derrière ce cas tristement exemplaire, il y a les préjugés et l'ignorance qui entourent la maladie, sources de discriminations inadmissibles.
C'est la dimension générale, sociétale, de cette affaire qui a suscité un élan médiatique considérable, un soutien et une solidarité de la part des personnes diabétiques, mais également, et c'est important de le souligner, de la part de citoyens qui ne sont pas diabétiques, qui ont été très choqués par la décision.
Nous tenons à témoigner notre solidarité à ce père et à son fils qui vont passer des vacances bien particulières en ne se voyant, durant tout l'été, que le mercredi après-midi et un samedi sur deux.
Une nouvelle audience sera fixée par la Cour d'appel après les résultats de l'expertise médicale.
Affaire à suivre...
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